jeudi 29 octobre 2015

En attendant....

.... d'avoir quelque chose d'intelligent à dire, voici un bébé et des chiots...


ALERTE CUTE : un bébé violemment attaqué par des chiots (et visiblement traumatisé) !

Posted by Terrafemina on Thursday, 29 October 2015

vendredi 16 octobre 2015

Fumer tue

Fumer tue
Mais bon il vaut mieux que je me tue moi à tout petit feu plutôt que je tue quelqu'un non? Oh puis ça va ce sont des Vogue frisson c'est un peu comme si je mastiquais des Freedent en allumant un barbecue! Pas de quoi fouetter un poumon.

Ce soir ma soupape a lâché le joint était mort.
Ils me l'avaient pourtant dit chez Darty qu'il fallait le changer chaque année. En revanche ils ne m'ont pas dit où ça se trouvait les joints pour humains... Je leur poserai la question la prochaine fois que j'y vais.
Oh il ne m'est rien arrivé de bien grave, on ne m'a pas raconté la fin de la dernière saison des Revenants, je ne me suis pas tapé la mauvaise caisse au supermarché, je ne me suis pas engueulée avec ma mère... Alors quoi?
Je viens juste de passer trois jours avec deux enfants, les miens donc, qui ont probablement fait un atroce pari entre eux, du genre : "le premier qui fait craquer maman a gagné".
Je les déclare tous les deux vainqueurs. Ex-aequo. Je sais qu'ils n'y sont pas pour grand chose, qu'ils sont de vraies éponges (je n'ai pourtant pas copulé avec un grattoir Spontex et n'ai aucun lien de parenté avec Patrick l'étoile de mer... ), qu'ils ne sont que le miroir des émotions transmises par nous, leurs parents, mais franchement, il y a des soirs comme celui-là ou j'ai juste envie de la jeter, l'éponge. 
Ces soirs là je me dis comment font celles et ceux qui élèvent seuls leur-s enfant-s tous les jours, tout le temps, celles et ceux qui ne peuvent pas partir en claquant la porte, quand la coupe de leur patience est pleine, parce que personne ne va prendre le relais, que personne ne va expliquer aux enfants que papa ou maman est sorti prendre l'air mais que tout va bien, il ou elle les aime toujours autant, c'est juste que des fois c'est un peu lourd à porter tout ça et qu'il faut aller respirer un grand bol d'air pour que ça aille mieux. Il y a beaucoup de choses qui forcent mon admiration, et ça, ça en fait partie et c'est en bonne place sur la liste. Je leur dédierai bien une journée, tiens. Ou carrément un jour de congé ou je ne sais pas, une médaille du mérite? Soyons généreux pour ces héro-ine-s du quotidien.

Dans ces moments là je comprends aussi ces gens qui parfois en arrivent à des extrémités inimaginables avec ce qu'ils ont de plus cher au monde. Je ne le tolère pas. Je ne l'excuse pas. Je ne le cautionne encore moins. Je me dis juste qu'il peut suffire d'un rien pour basculer, une grande fragilité, un soutien inexistant, une douloureuse solitude... 
Dans le monde des parents, certains piliers sont essentiels, un-e conjoint-e impliqué-e, une famille aimante, des oreilles attentives, des épaules compatissantes, des bras de substitution quand les nôtres ne peuvent plus donner la chaleur qu'ils devraient. 
Mais il y a surtout une chose qui me semble essentielle, c'est ce droit, et je dirais même ce devoir, de craquer quand ça ne va plus, d'exprimer cette colère, cette tristesse, de dire qu'on ne sait plus quoi faire et par quel bout le prendre, d'évacuer ce trop plein de tout. Un aveu de faiblesse vaut parfois mieux qu'un excès d'une force que l'on n'a plus. 

Mes amours, de tout mon être j'aime ce que vous êtes autant que je déteste ce que vous me faites vivre parfois. 

Demain je remettrai le maillot et je retournerai dans la mêlée, avec toute la force et la fougue d'un capitaine voulant mener son équipe à la victoire. 

Mais laissez-moi m'en griller une dernière avant. 

Promis, demain est un autre jour. 

lundi 12 octobre 2015

Lettre aux belles mères

Belle-mère, belle doche, marâtre, brosse à vaisselle ( ?!! merci à nos amis belges pour cette expression qui sent bon le Paic citron et nous met tellement en valeur) autant de termes pour nous désigner nous, les nouvelles « poufiasses de papa », celles qui ont pris la place de l’officielle, celles qui seront évidemment responsables, au moins en partie et indirectement, de tous les problèmes psychologiques de cet enfant qui n’est pas le leur, jusqu’à sa majorité.  J’ai envie d’écrire à mes cops de galère de la belle merdise pour leur dire que nous ne sommes pas seules, que toutes ensemble nous serons plus fortes, que toutes ensemble nous pourrons peut être enfin vivre pleinement notre rôle de marâtre sous le signe de la joie et de l’épanouissement…. Ahahahah non mais faut pas déconner quand même, je ne suis pas magicienne non plus, faut pas trop m’en demander.  Bon, avant de me faire tomber dessus par la brigade des belles-mères joyeuses, je précise que cette lettre est évidemment teintée de ma propre expérience et que je ne prétends en aucun cas qu’une relation belle-mère/bel-enfant (muhahahha) ne peut pas être harmonieuse. Dans mon cas, il y a encore un juste un méga paquet de fausses notes et de couilles dans la partition pour qu’on joue la 9ème symphonie en mode orchestre symphonique … 

On me pose souvent cette question : « Et avec le fils de ton homme, ça se passe bien ? ». Alors là, en général, je me sens aussi à l’aise pour répondre que si on m’avait demandé mon avis sur le conflit israelo-palestinien ou sur la crise de l’Euro en Grèce. Je fais donc en général au plus simple en me contentant d’un « Humpf moui ça va, ça se passe…bien…. » La plupart du temps la personne qui pose la question, s’en tamponne un peu de la réponse donc elle ne cherche pas plus loin, en revanche je ne fais pas illusion bien longtemps auprès de celles et ceux que ma fausse tête de belle doche épanouie ne réussit pas à duper. 
Si une relation beau-fils/belle mère qui se passe bien, cela signifie : trépigner d’impatience avant chaque WE où l’enfant vient à la maison, l’accueillir les bras et le cœur grands ouverts pour qu’il vienne vous claquer un gros smack sur la joue, lui dire qu’il vous a manqué depuis 15 jours, lui faire un câlin pour le consoler quand il a du chagrin, lui préparer son plat préféré pour lui faire plaisir, alors je peux directement me ranger dans la catégorie « relation qui se passe bof » voire « relation qui se passe bof bof » et me décerner le titre de « brosse à vaisselle » en mousse voire en polystyrène.
Je ne sais pas vous les copines, mais au début, forcément, toute transie d'amour que nous sommes pour ce nouveau compagnon tout beau tout propre, on a envie de se montrer sous notre meilleur jour! Histoire de le garder un peu plus longtemps qu’une semaine. Un peu comme quand on passe son permis quoi ! On garde les mains à 10h10, on vérifie bien son angle mort, on ne dépasse pas les limitations, bref on n'y va pas direct en mode "ma main sur le volant, avec la moquette, pare soleil collé sur le pare brise arrière" *
Eh bien là c'est pareil, quand on devient belle doche, (tiens d'ailleurs une belle mère c'est considéré comme une nullipare ou comment ça se passe?) on a envie de montrer qu'on assure grave sa race, peut être pour prouver que l'on sera tout à fait apte à passer le test du "je taquine le goujon en belle maman, tu vas voir comment je vais assurer en maman tout court".

Bon si mon mec s'était basé sur ce test là pour juger mon aptitude à la maternité, et ce malgré toute ma bonne volonté et mes efforts, il m'aurait recalée direct, catégorie P4, limite handicapée notoire des relations sociales avec des enfants. 
Ben oui parce qu'un enfant forcément ce n'est que joie, amour, bonheur et rigolade (cf ma lettre précédente, faut suivre un peu bordel !) donc on ne peut pas ne pas l'aimer ou ne pas le trouver trop mignon!
Alors attention, là je lance un gros parpaing dans la piscine, j'annonce, j'en ai rien à foutre je suis une gueudin, non, l'amour pour un enfant qui, de surcroît n'est pas le sien, c'est comme les antibiotiques, c'est pas automatique!
Il faut dire que, de base, je ne suis pas le genre de nanas avec un instinct maternel exacerbé, sorte d'aimants à enfants sur pattes, qui attirent systématiquement vers elles tout ce qui mesure moins d'1m20 (Passe Partout y compris donc)
Moi non. Mais alors PAS DU TOUT! J'attire les chiens en rut, les relous en soirée, les gens bizarres dans la rue, mais les enfants jamais... Je ne dois pas assez bien maîtriser le "gouzi gouzi" et comme je ne chante que du Beyoncé forcément, pour les "pirouette cacahuète addict" ça le fait pas. 
Vous voyez, déjà, ça part pas bien. 
Ajoutons à cela que le "bel enfant" en question, le mien donc, n'est pas spécialement le plus démonstratif, attachant, câlin, demandeur, etc que la terre ait porté, tu vois un peu le bordel pour l'harmonie tout ça tout ça.
C'est bien simple, à part une bise le vendredi soir et le dimanche en début d'après midi, une fois tous les 15 jours, on ne partage rien depuis six ans…  mais quand je dis rien, c'est RIEN! Ah si, on partage les toilettes et le lave vaisselle …. Mais je sais pas trop si ça rentre dans les critères d’évaluation de la relation idyllique, pas sûre…
Enfin non, je me trompe ! On partage quelque chose et pas des moindres !  Lui partage son papa et moi je partage mon amoureux. Et il se pourrait bien que ce soit ça qui participe à foutre la merde en fait…

"On choisit pas ses parents on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus les trottoirs de Manille », c’est qu’il ne disait pas que des conneries le Maxime ! Ok j’ai choisi mon homme en connaissance de cause, avec le package enfant + ex + vestiges de la vie d’avant etc mais bon, qu’est-ce que j’en savais que c’était des modèles de série avec aucune option possible, même pas la fermeture centralisée!

Un autre problème de taille, c’est que, ni les belles mères ni les beaux enfants n'ont été frappés par la grâce de l'amour inconditionnel, celui qui excuse et pardonne tout et fait tomber toutes les barrières. Donc on ne pas nous reprocher d’avoir envisagé chacun de notre côté toutes les techniques pour se débarrasser de l’autre sans passer par la case prison et sans perdre les 20 000€.
Ben oui, soyons pragmatiques : le rêve de l’enfant c’est de voir ses parents se remettre ensemble et qu’il n’ait pas à partager ses playmobil entre deux maisons et le rêve de la belle mère c’est que tout cela ne soit qu’un vilain cauchemar dû à l’absorption d’une trop grande quantité de rosé, qu’elle se réveille le lendemain avec une belle gueule de bois certes, mais avec un amoureux sans passé, sans descendance et sans pension alimentaire.

Bon alors, qu’est-ce qu’on fait les meufs ? On allume le gaz et on fait craquer une allumette parce que la vie c’est vraiment de la merde et que t’façon l’empereur, son ex-femme et le petit prince, on va se les farcir, a priori pendant encore de nombreuses années sans rien ne pouvoir y changer ?
Il y a effectivement un paquet de choses que l’on ne va pas pouvoir changer…parce que l’être humain est ainsi fait que sa résistance au changement est parfois telle qu’elle limite grandement les révolutions internes.
Et puis ne croyez pas non plus que lorsque vous aurez vos propres enfants,  ce sera complètement différent… Cela fait plus de 4 ans que je suis moi-même maman et cela me fait toujours aussi mal de voir que mon beau fils a presque peur de m’adresser la parole, ne me considère pas comme faisant partie de sa famille, et que de mon côté je ne ressens toujours absolument aucune joie à le voir débarquer le WE chez nous…
Les copines sur ce coup là, vous allez dire que je suis un peu comme le H de Hawaï, je ne sers pas à grand chose, et vous avez bigrement raison…

Pour être très très honnête, cela fait quatre fois au bas mot que j'essaye de conclure cette lettre.... que je cherche la petite morale rigolote, ou le petit mot émouvant qui irait bien pour clôturer le sujet mais je n'y arrive pas... c'est un peu comme pour gérer cette situation en fait, cela fait 6 ans que je prétends que ça va, que je gère mais en fait je ne gère rien du tout... alors vous allez me dire des trucs vulgaires du style "ben vas-y alors, sors toi les doigts du..." (diantre ces mots si sales dans vos bouches si pures!) et vous avez sans doute raison... 
Mais peut être que malgré tous les efforts du monde, lui et moi nous ne serons jamais 100% compatibles, comme sur Tinder en fait, des fois ça match et des fois ça match pas, c'est comme ça! Et on en fait pas tout un reblochon si? Et si c'était cela en fait la vraie question?
Enfin, si je puis me permettre, il faut peut être qu'on nous foute la paix à nous les belles doches et à eux les beaux enfants, parce que ce n'est ni à nous, ni à eux, de payer les pots cassés d'une histoire passée qui n'a pas survécu et de devoir en amoindrir l'échec en feignant de s'entendre comme larrons en foire quand ce n'est malheureusement pas le cas. 
Bam! Et ben je ne sais pas vous les meufs, mais perso je me sens librérééeeeee (déliv....TA GUEULE!) d'en être arrivée là... Bon c'est pas la panacée et ça ne plaira pas à tout le monde comme conclusion, mais c'était aussi un peu l'objet de cet article, montrer qu'on ne peut pas plaire à tout le monde.
Allez, je vais aller finir de me détendre en jetant encore 2 ou 3 parpaings dans la piscine du voisin, la mienne il y a bientôt un immeuble dedans.... ;-) 


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* référence musicale pour les vieux jeunes d'aujourd'hui dont la jeunesse a, entre autre, été bercée par "L'école du micro d'argent" et autres "Je danse le mia" 

vendredi 9 octobre 2015

Niou-news

Juste ce petit article useless pour vous dire qu'une nouvelle lettre sera très prochainement en ligne. Genre je vous imagine d'ici en train de trépigner d'impatience depuis une semaine en vous demandant quand va-t-elle arriver enfiiiiiiiiiiiin?!!! 
Laissez-moi rêver un peu saperlipopette! (j'ai envie d'essayer de ne pas mettre de vulgarité dans ce message...wish me luck...) Je sais bien que vous vous en tamponnez un peu les amygdales avec une porte-fenêtre et que vous ne surveillez pas frénétiquement ce qui se passe ici, mais il faut bien que je justifie l'écriture de ces quelques lignes enfin! 

Ah si, je l'ai trouvée ma justification! Les plus observatrices et observateurs d'entre vous, auront remarqué que quelque chose a changé sur le blog.... 

Alors, hum?

Bon, je vous aide parce que là je sens qu'on a pas l'cul sorti des ronces (ça passe, c'est pas de la vulgarité ça?) il s'agit d'un élément visuel, d'une image..... 

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J'AI UN NOUVEL AVATAR ET UNE NOUVELLE BANNIERE!!! 
C'est pas la classe franchement? 

Et je les dois à la talentueuse illustratrice Timtimsia dont je vous invite à visiter le portfolio : c'est par ici ainsi que la page Facebook : c'est par là 


Aller, à plus dans l'bus (tellement ring' cette expression....) 








mercredi 7 octobre 2015

La chrysalide et le papillon vulgos




Nos jours heureux, film français, d'Eric Toldedano et Olivier Nakache, révélés quelques années plus tard par le magnifique "Intouchables", raconte l'histoire d'une colonie de vacances dans les années 90 où Vincent Rousseau, interprété par Jean Paul Rouve, se retrouve pour la première fois à la tête d'une équipe d'animateurs et animatrices haute en couleur.
Tous les clichés de la colo y sont présents : parents stressés par le départ de leur progéniture, organisation douteuse, bataille de purée à la cantine, premières amourettes et surtout joyeux bordel qui donne envie de faire un procès à ses parents pour ne pas nous avoir envoyés en camp de vacances quand on était gamin. 
Parmi les personnages, il y a une animatrice, Caroline, interprétée par l'excellentissime Joséphine de Meaux, avec laquelle je suis directement tombée en amour. 
Ovni dans cette équipe de jeunes animateurs plutôt tous très bien dans leurs baskets, c'est une jeune femme peu sûre d'elle, mal dans sa peau et manquant à donf de confiance en elle qui va avoir bien du mal à se faire entendre par ses collègues mais surtout par les enfants, jusqu'à son mythique pétage de plomb que vous pouvez voir dans la video ci-dessus (allez jusqu'au bout, elle en vaut vraiment la peine!) 
Eh bien cette animatrice elle me fait grave penser à moi, bon, même si mon cas ne me semble pas aussi désespéré que le sien,  mais je rêve de ce jour où la chrysalide transparente et effacée va se transformer en un papillon bulldozer qui osera enfin prendre la place qu'il mérite. 
En fait ce blog c'est un peu un début de pétage de plomb en douceur non? ^^

Allez je vous laisse, je dois aller insulter mes enfants, ou mon voisin j'hésite encore.... 

mardi 29 septembre 2015

Lettre à une future "pas maman"

Un enfant c’est la plus belle chose du monde !
Combien de fois as-tu entendu ou lu cette vérité absolue et indiscutable, en te fouettant avec un bouquet d’orties fraîches pour avoir l’outrecuidance crasse de mépriser  volontairement l'accession à une telle source de félicité et d’épanouissement.

Relativisons quand même quelque peu ce propos… Déjà, il y a une infinité de choses, d’endroits, de pays, d’amitiés, de rencontres qui peuvent être beaux, incroyables et magnifiques et qui sont susceptibles, selon moi, d’apporter tout autant de bonheur et de plénitude que la présence d’un enfant dans une vie.  Tout ceci, en plus, avec l’indéniable avantage que toutes ces merveilles ne te vomiront jamais dessus et ne referont pas la déco de ton salon au marqueur indélébile. Ton détachant et ton dissolvant te remercieront chaque jour d’avoir pris cette décision.

Tu as dû sûrement entendre moult fois  une autre vérité du style « Ah mais que c’est égoïste de ne pas vouloir faire d’enfant, tu ne penses vraiment qu’à ta gueule ! » (les gens sont d'un vulgaire...!)
Alors, en tant que doctoresse es égoïsme, diplômée de la faculté des enfants uniques, maître de conférences en « Se servir de l’eau à table sans en proposer au reste des convives, où toutes les astuces pour penser à soi-même avant de penser aux autres », je dois dire que j’en connais un rayon ! Et je ne vois pas beaucoup de choses plus égoïstes que faire le choix de donner la vie à un petit être criard et violacé ! (car oui l’enfant n’est pas toujours une gravure de mode, notamment au moment de sa naissance où il relève plus du Picasso, période cubiste que de la Vénus de Botticelli)
On veut un enfant pour réparer une blessure, pour trouver un sens à sa vie, pour transmettre un nom ou des valeurs, pour matérialiser le fruit d’un amour éternel et indestructible (muhahhahaha), pour sauver son couple, bref une liste interminable de motivations qui nous appartiennent avant tout à NOUS, parents, mais pas au petit être en question qui lui, n’a rien demandé à personne! Je vois d’ici les illuminés de la manif pour tous me brandir leur étendard du cadeau divin du Dieu tout puissant que représente un enfant (voire même un amas de cellule) et de la nécessité d'assurer la survie de notre espèce, mais bon, à plus de 7 milliards d’êtres humains sur terre, le mec ou la nana qui avance cet argument pour justifier son désir d’enfant est un-e sacré escroc (il n’y a pas de féminin à escroc, tous les escrocs sont donc des hommes ) ! 
En tant que multipare (mot scientifique pour dire que tu as eu plusieurs enfants) on ne m’a jamais demandé pourquoi j’avais souhaité me reproduire, alors que toi, nullipare (tu le vois là le terme pas valorisant pour un sou ?), c’est sans doute devenu la question la plus fréquente que l’on te pose avant même de te demander « Comment ça va ? »
La vérité est donc là, tu dois te JUSTIFIER du pourquoi du comment tu envisages sérieusement de ne jamais offrir ton sein à une autre personne que celle qui partage ton lit, de ne jamais partager tes toilettes avec une horde de petits gremlins totalement irrespectueux de ton désir d’intimité, ou de ne jamais risquer de mourir d’une crise cardiaque chaque WE quand ta progéniture, une fois sa majorité atteinte, écumera les bars et boîtes de son secteur dans des états d’ébriété aléatoires.

Bon après je ne peux pas totalement cracher dans le pot de Blédina, pour une maman ça la foutrait mal (j’espère que les services sociaux ne tomberont d’ailleurs jamais sur cette lettre….), un enfant entre deux couches bien garnies et quelques caprices totalement futiles et injustifiés, c’est du bonheur, de l’amour, de la rigolade, je ne peux pas le nier !
Ces dernières années, la tendance est à la déculpabilisation à donf des mamans, ce qui est une très bonne chose, arrêtons de pointer du doigt les primipares, les parturientes, les multipares parce qu’elles donnent le biberon, recourent à la péridurale ou délèguent  leurs enfants de temps en temps à une tierce personne pour aller se faire épiler le sillon inter-fessier (depuis le temps que je cherche à le placer celui-là !) ou plus généralement s’accorder du temps pour elles.
Mais dans ce cas-là, ne tirons pas à boulets rouges non plus sur celles qui font le choix d’accorder du temps, de l’importance, voire leur vie, à d’autres projets, d’autres causes que celle de repeupler la planète et creuser le trou de la Sécu à coups de Doliprane, de sirop pour la toux et d’antidépresseurs. Et surtout qu’on ne leur serve pas la soupe de l’égoïsme ou du nombrilisme outrancier pour justifier les attaques à leur encontre.

Bref, j’espère que tu te sens un peu moins comme une brebis galeuse, si toutefois c’était le cas, après avoir lu ces paroles qui se voulaient réconfortantes.
Moi je te trouve très courageuse en tout cas, parce qu’en tant que meuf ultra angoissée par le jugement des autres, je ne sais pas si j’aurais assumé un tel choix et si je n’aurais pas fini par faire un gosse juste pour qu’on me foute la paix et pour faire plaisir à la « société » (tu remarqueras que je n'ai toujours pas répondu à la question du "pourquoi j'en ai voulu un et même deux!?", sois gentille, laisse moi une petite dizaine d'années pour y réfléchir et t'apporter une réponse documentée et circonstanciée) Je te fais confiance pour remplir ta vie d’autres bonheurs que les colliers de pâtes et les cendriers en coquille St Jacques. Tes enfants à toi, ce seront ceux des autres, ce seront tes projets, tes rêves, tes voyages, tes petits rien, tes grands tout, the first, the last, your everything….(craquage Barry White) 

Enfin fais gaffe quand même de ne pas courir 49 lièvres à la fois, ce serait quand même ballot de te taper une dépression without partum et de finir sous Prozac…

Sinon tu fais quoi le WE prochain ? Non parce que je me serais bien fait un ciné avec le Jules … :P

mercredi 23 septembre 2015

On ne nait pas féministe, on le devient

Parfois, je me demande si je suis féministe.... On sait si l'on est français, marocain ou danois, si l'on est gaucher ou droitier, si l'on est slip ou caleçon, mais être féministe c'est une appréciation plus difficile à définir vous en conviendrez .... Je n'ai pas envie de me lancer ici dans un débat digne des plus grandes joutes verbales entre allaitantes Vs biberonnantes ou entre Marseillais Vs Parisiens, loin de moi l'idée de vouloir voir les pages immaculées de mon blog pur et innocent, constellés d'hémoglobine. Mais je me pose souvent la question, car moi même je ne sais pas bien où me situer sur l'échelle de Beauvoir même si j'ai quand même deux-trois notions de ce qui définit ou pas un-e féministe. Déjà, j'arrête tout de suite les gens qui pensent que pour être féministe il faut forcément être une femme (?!) et avoir, de préférence, plein de poils sous les bras et sur les jambes (et à peu près sur toutes les surfaces disponibles du corps d'ailleurs). L'engagement d'une personne pour la cause féminine ne se mesure définitivement pas au nombre d'années depuis lesquelles elle n'a pas croisé la route d'un rasoir, d'un épilateur électrique ou d'une esthéticienne. 

Bon, voilà une première idée reçue démontée à coup de cire marocaine, ouf!
Ensuite, me concernant, comme je le disais plus haut, je ne sais pas toujours bien si je remplis les critères de la parfaite défenseuse des droits des femmes et du combat contre les inégalités entre founes et zboubs. Il m'arrive, parfois, de sourire à une blague sur les blondes, de traiter de connasse la personne au volant d'une voiture un peu hésitante, avant de me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un connard, ou de regarder des clips de rap avec des dames qui ont autant de vêtements sur elles qu'il y a de dents dans la bouche de Michel Houellebecq. Bref, je me rends compte que je suis pas une puriste, toujours hyper droite dans ses bottes et conséquente quand il s'agit de féminisme. Je ne sais pas toujours reconnaître le caractère sexiste d'un article, d'une publicité ou d'une photo, j'apprécie d'ailleurs que certains sites, blogs ou pages Facebook le fassent pour moi. J'ai parfois tendance à me dire que certain-es "voient le mal partout" et qu'il n'y pas pas toujours mort d'homme (ou plutôt de femme!) parce qu'un mot ou une expression malencontreuse a été utilisée, parce que bon, quand même, si on ne peut plus rigoler de rien alors, merde! 
Si vous avez lu cet article depuis le début, vous devez forcément être intrigué-e par l'image sur fond bleu qui se trouve en haut à gauche du texte. Cette image provient d'un site que vous connaissez peut être (et malheureusement j'ai envie de dire) qui s'intitule Paye ta shnek. 
On n'y parle malheureusement pas de viennoiseries alsaciennes ou d'escargots, mais bien de harcèlement de rue à travers des retranscriptions mots pour mots d'agressions particulièrement violentes et révoltantes subies par des femmes (parfois scandaleusement jeunes pour être confrontées à une telle brutalité). Tous les témoignages sont réels et le site a fêté son troisième anniversaire. 
Comme les Restos du Coeur ou le Téléthon, c'est le genre d'initiatives que l'on aimerait voir s'arrêter très vite, signe de l'éradication du mal qu'elles tentent de combattre. 
J'ai lu plusieurs dizaines de ces récits, qui tiennent parfois en deux lignes. Je n'ai pu m'empêcher d'imaginer la peur, l'humiliation, la colère et le dégoût que j'aurais ressenti à la place de ces femmes, souvent démunies, de surcroît, face à des témoins trop effrayés (ou cons, on ne va pas se mentir) pour leur porter secours. 
Je n'ai pas envie d'élever mes enfants dans un monde où une femme qui met du rouge à lèvres ou porte un short est considérée comme une proie et comme un appel au viol. Rien que d'écrire ses mots me fait hérisser les poils ( des bras! Les seuls que je consens de laisser indemnes dans mon combat contre la pilosité... ) et me donne envie d'aller distribuer gratos deux-trois coups de stilettos dans des valseuses bien mal portées. 
Alors à mon petit niveau j'essaie de leur inculquer certains principes, certaines valeurs: il n'y a pas de "jeu de filles" et de "jeux de garçons", de sexe fort et de sexe faible, on peut pleurer quand on est un garçon et boxer dans un punching ball quand on est une fille (voir faire les deux à la fois), on peut être "sage-homme" et "pompière", il n'y a pas un côté qui est mieux que l'autre, mais je sais qu'il y en a un des deux qui devra batailler 20 fois plus pour faire sa place, se faire respecter et vivre la vie épanouissante qu'il (ou plutôt qu'ELLE) mérite. 

Finalement j'ai ma réponse: je suis féministe, une féministe "work in progress" avec ses bugs de fabrication, mais une féministe quand même qui espère qu'un jour, peut être, ce terme disparaîtra parce qu'il n'y aura plus besoin de se battre pour des évidences. 


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Pour approfondir le sujet ou si vous êtes comme moi et que vous avez besoin qu'on vous aide parfois à repérer où sexisme il y a, quelques liens intéressants de mon URLthèque perso ;-)  qui ne demande qu'à être complétée !